L’élevage

Vingt ans de cabinet vétérinaire, un hectare de bocage, quatre spitz.

La Closerie des Charmes n’est pas une entreprise, c’est une maison. Une longère percheronne à Rémalard-en-Perche, dans l’Orne, où les chiens vivent d’abord, et où l’on élève ensuite.

Hélène Vasseur, éleveuse, portrait dans la cour de la ferme
Hélène Vasseur, dans la cour de la Closerie.

01 L’éleveuse

« J’ai appris la rigueur au cabinet. Les chiens m’ont appris le reste. »

J’ai passé vingt ans comme assistante vétérinaire à Nogent-le-Rotrou. Vingt ans à voir défiler les conséquences des élevages pressés : rotules qui sautent, yeux qui vieillissent mal, caractères abîmés avant huit semaines. Quand Gaïa, mon premier spitz, est arrivée en 2011, j’ai su très vite que si j’élevais un jour, ce serait à l’exact opposé de ce que j’avais vu de pire.

L’affixe est enregistré depuis 2015, et la première portée n’est née qu’en 2021. Six ans d’écart, ce n’est pas de la lenteur : c’est le temps qu’il a fallu pour trouver Olympe, la confirmer, la tester, la titrer, et être certaine qu’elle méritait de transmettre. Je n’ai jamais regretté une seule de ces années.

Je suis titulaire de l’ACACED, membre du Club Français du Spitz, et je présente nos chiens en exposition une dizaine de week-ends par an. Pas pour les rubans : pour confronter mon œil à celui des juges, et mon élevage au reste de la race.

02 Le lieu

Une longère, une cour, un hectare clos.

Le parc herbé d’un hectare, clos de haies de charmes
Le parc, clos de haies de charmes. D’où le nom.

La Closerie est une ancienne ferme du XIXe, à dix minutes de Rémalard-en-Perche. La cour pavée sert de terrain d’éveil aux chiots, le parc d’un hectare est entièrement clos, et la pièce de vie, avec sa cheminée, est le vrai quartier général des chiens.

Le Perche n’est pas un décor : c’est un outil d’élevage. Les chiots qui partent d’ici ont entendu la pluie sur les ardoises, le tracteur du voisin, les cloches de Rémalard et le brouhaha du marché du samedi, où les plus grands m’accompagnent dès leurs sept semaines.

La pièce de vie de la longère, deux spitz couchés près de la cheminée
La pièce de vie. Les chiens dorment ici, pas en chenil.

03 La méthode

Trois principes, aucune exception.

  1. 1

    La santé décide avant moi

    Aucun mariage sans rotules lues 0/0, examen ECVO de moins d’un an et statut ADN connu sur les deux parents. Si un résultat ne convient pas, la portée n’a pas lieu. C’est arrivé, et ça arrivera encore.

  2. 2

    Des chiots élevés dans la vie, pas à côté

    Naissance dans la pièce de vie, manipulations quotidiennes dès le premier jour, protocole d’éveil sensoriel sur les trois premières semaines, puis bruits domestiques, voiture, visites, enfants. À huit semaines, un chiot d’ici a déjà un début de monde en tête.

  3. 3

    Le suivi ne s’arrête pas au portail

    Je reste joignable toute la vie du chien, et chaque contrat comporte une clause de reprise : quoi qu’il arrive, un chien né ici ne finira jamais dans un refuge. Les familles me donnent des nouvelles, je les réclame quand elles tardent.

04 Repères

  • 2011

    Gaïa, femelle orange née dans l’Eure, entre dans ma vie. Premier spitz, première leçon : ce chien-là ne se garde pas, il se mérite.

  • 2015

    L’affixe « de la Closerie des Charmes » est enregistré auprès de la Société Centrale Canine. Je prends le temps : pas de portée avant d’avoir la bonne chienne.

  • 2018

    Olympe du Chemin des Fauvettes arrive de l’Eure, après deux ans d’attente chez son éleveuse. La fondatrice.

  • 2021

    Ravel rejoint la Closerie au printemps. En mai, la portée S voit le jour : cinq chiots, dont Soline, que je garde.

  • 2023

    Portée U en septembre, naissance d’Uma. Ravel est sacré Champion de France de conformité au standard.

  • 2024

    Soline et Ravel obtiennent la cotation 4/6 « recommandé » du Club Français du Spitz.

  • 2026

    Portée B en avril : la première d’Uma, la deuxième génération née à la maison.